Sarko, Premier ministre à Perpignan
Reportage diffusé le 6 juin 2005Le rappel des faitsAprès le décès d'un jeune Maghrébin, battu à mort par un groupe de Gitans, le 22 mai 2005, dans le quartier Saint-Jacques de Perpignan, des émeutes avaient éclaté, ponctuées de heurts violents entre les deux communautés. Un autre membre de la communauté maghrébine a été tué par balles, le 29 mai 2005, par un inconnu.Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, fraîchement nommé, s'est rendu, pour une courte visite, dans les rues de la ville. Il y a affirmé que "l'Etat ne tolèrerait plus aucune violence". Peu avant son arrivée, il indiquait son intention d'appliquer à nouveau la "tolérance zéro".Pour son premier déplacement, Nicolas Sarkozy a averti qu'il ferait preuve d'une politique "d'une sévérité absolue" envers les émeutiers qui ont mis à sac un quartier de Perpignan. "J'ai été particulièrement choqué par ce qui s'est passé à Perpignan, les comportements qui y ont été observés sont inadmissibles", a-t-il de plus déclaré.La fermeté de son discours était accompagné d'un appel à la responsabilité devant les représentants des communautés : "Nous allons mener des actions préventives pour obtenir le désarmement dans les quartiers. Ceux qui ont des armes ont intérêt à les donner".Le ministre a également été pris à partie par un jeune qui lui reprochait d'utiliser lui aussi les termes de communauté gitane ou maghrébine. "J'emploie ce terme", a répondu M. Sarkozy, "car c'est la réalité. Cela ne sert à rien de le nier. Mais vous avez raison : ce sont des Français comme les autres et ils doivent se comporter comme tous les autres Français. Je veux que cessent les pratiques où les communautés peuvent faire la loi".http://cites2france.skyblog.com