la vérité salit les puits!
A quiconque son dada, et le sien devait être à l'extraordinaire; il était tellement hermétique qu'on le prenait pour un fou! A chaque décennie, la mort devait être l'affût d'Atfad, depuis ses treize ans, quand Chardinnens Claude Bernard le buta en l'envoyant au coma du second degré, avec sa voiture, qu'il conduisait en état d'ivresse et sans la moindre assurance! C'était avec miracle qu'il s'en était tiré; il échappa à l'inévitable mort vue l'intensité du choc subi à la tête, et vue l'hémorragie cérébrale tout comme il échappa aux démences! Et par un traumatisme psychanalytique, à la suite, des grèves scolaires suivies du soulèvement populaire de l'an 1984, il en finit dans une névrose obsessionnelle. Et pour lui offrir une autre chance, le hasard le conduisit là, où devait être sa panacée, là, où il devait servir de courte échelle à Kafinamo, sa tante, comptant remporter la palme du pardon de son père, après la mort de sa mère, tout comme elle avait fait avec Zaiz, son cousin, dont la mère était une de ses victimes après la mort de son père. Pour ainsi dire, il était bien là deux victimes, dont cette mégère était la soeur des conjoints, et était, à coup sûr, pour quelque chose dans une telle ou telle usurpation d'un tel ou tel bien ou droit! Pis encore! Pour racheter ses maladresses, elle donnait aux gens l'impression d'adopter leurs fils qu'en réalité ils étaient embauchés chez-elle! Ils étaient ses valets de chambre vraiment sans aucun titre onéreux, excepté la nourriture et le toit pour Zaiz, et laisser regarder la télévision avec ses fils pour le nouveau dit adopté! Elle les asservissait, et seul Atfad qui l'y avait eu belle bien qu'il fût imposé à de vilaines commandes; ni lui ni personne ne savait qu'il en avait fort besoin, comme nul ne se douta de sa psychopathie, dont les signes avant-coureurs étaient si ostensibles pourtant! Et il s'y plaisait d'ailleurs, en faisant les commissions, dégageant les la saleté de la famille de sa tante, servant de garde-corps à son benjamin, Firo, son cousin! Ainsi finissait-il en hystérie, et par beaucoup de reproches à cause de sa façon de voir les choses et de ses moeurs, il se polarisa sur sa volonté tout en défiant une masse importante de la société berkanaise essayant de le mettre à son ban! Surtout que Cembelca, le brave époux de Kafinamo, l'exhortait à apprendre et à savoir en attisant son ambition...